28.09.2025

MV Bern

Wichtiger Erfolg für die Mieter*innen

Aujourd'hui, la population bernoise a accepté l'initiative sur les loyers et donc approuvé l'introduction de loyers précédents transparents. Il s'agit d'une avancée importante pour tou·tes les locataires : à l'avenir, les augmenta-tions abusives de loyer pourront être plus facilement identifiées et évitées, et les logements abordables seront ainsi préservés. Berne est le dixième canton à introduire cet instrument éprouvé contre la hausse des loyers.

Aujourd'hui, 51.2 % de l’électorat bernois ont clairement dit OUI à l'introduction de loyers précédents transparents dans le canton. L'Association des locataires (Asloca) du canton de Berne se réjouit que la population ait accepté l'ini-tiative sur les loyers. Cet instrument éprouvé va enfin être introduit dans le canton : à l'avenir, lorsque des locataires prendront un nouvel appartement, ils ou elles sauront automatiquement combien les ancien·nes locataires payaient, verront ainsi tout de suite si leur loyer a été augmenté de manière abusive et pourront s’y opposer. « Le Conseil-exé-cutif a désormais le devoir de tout mettre en oeuvre rapidement pour instaurer sans problème la transparence des loyers précédents », déclare Sabina Meier, directrice de l'Asloca bernoise.
Ce succès montre qu'il est urgent d'agir dans notre canton en matière de loyers. Les locataires sont soumis·es à une forte pression, car les appartements libres sont proposés à des prix exorbitants et la spéculation immobilière se géné-ralise. La transparence des loyers précédents renforce les droits des locataires et freinera certainement leur hausse. Cependant, la campagne a également révélé que cette mesure ne suffira pas à elle seule à alléger leur budget ni à pro-téger leurs droits.
Prochaine étape importante : l'initiative nationale sur les loyers, lancée en juin par l'Association suisse des locataires. Elle vise à ancrer, dans la Constitution, le principe du loyer basé sur les coûts et contrôlé par l’État. « Ainsi, les loyers devraient enfin être basés sur les coûts réels et un rendement fixe, comme le prévoit la loi », explique Sabina Meier. Cela ralentirait la hausse, voire baisserait les loyers, rendrait la spéculation immobilière plus difficile et serait, pour les locataires bernois·es, un allègement supplémentaire bienvenu.